COMMENT DÉVELOPPER L’ESPRIT D’AUTONOMIE?


autonomie


Que tu le veuille ou non, que tu en sois conscient ou non, c’est un fait indéniable, ta vie t’appartient. Alors, es-tu “victime” ou prends- tu tes responsabilités pour diriger ta vie.


Pour beaucoup d’entre nous être autonome ou indépendant, c’est avoir un travail, gagner assez d’argent pour payer les factures, avoir une belle maison, une belle voiture et pouvoir partir en vacances et surtout ne dépendre de personnes d’autre que de nous-mêmes. Je suis en partie d’accord avec cela, mais je pense que c’est aussi plus profond que ça et plus subtile.


Il y a des personnes qui se plaignent sans cesse de leur femme, de leur mari, de leur patron, du gouvernement, de leur situation et qui ne prennent pas vraiment leur responsabilité. Ils endossent volontiers le costume de “victime” et donne tellement de pouvoir aux autres sur leur vie qu’ils sont complètement à la merci de la peur et de l’indécision.

S’ils ont le moindre symptôme, sans l’avis de leur médecin traitant, même pour les choses les plus bénignes, ils ne peuvent pas agir. Si les médias les bombardent d’informations anxiogènes à longueur de temps, leur esprit critique est étouffé et s’asphyxie sous le poids de la pensée dominante.


Et la vérité, c’est qu’en agissant de la sorte petit à petit, soumission après soumission, obéissance après obéissance, docilité après docilité, nous perdons de plus en plus notre pouvoir. Donner la possibilité à autrui de nous rendre malheureux, donner la possibilité à autrui de prendre soin de notre santé, d’influencer notre pensée c’est complètement se désengager de la vie. C’est vivre comme un automate, un robot humanoïde programmer pour servir autrui. Je sais que ce n’est pas facile à entendre, mais nous sommes la cause de nos joies et de nos peines. L’enfer, c’est pas les autres, nous sommes notre propre ennemi. Mais la bonne nouvelle, c’est que lorsque l’on s’en rend compte, nous regagnons déjà un peu plus de pouvoir : “Si je peux être le créateur de mes maux, je peux aussi être le créateur de ma joie, de mon bien-être et de ma santé”.


Mais je ne voudrais pas tomber dans les travers qui clament que vous êtes responsables de TOUT ce qui vous arrive dans votre vie, mais par contre nous sommes responsables de nos réactions et de la manière dont nous interprétons nos expériences de vie.


Voici les 7 définitions en ce qui concernent prendre ces responsabilités, tirés du livre de Susan Jeffers “Tremblez mais Osez” :


1. Prendre ses responsabilités signifie de ne jamais critiquer les autres pour ce que nous sommes, ce que nous faisons, ce que nous avons ou ce que nous ressentons.


2. Prendre ses responsabilités signifie ne pas se critiquer soi-même. Ce la peut paraitre contradictoire, mais ça ne l’est pas. Tout ce qui nous éloigne de notre pouvoir et de notre plaisir, fait de nous des victimes.

Pour certains, c’est plus difficile que de ne pas critiquer les autres. A partir du moment où l’on prend conscience que l’on est à la base de tant de souffrances dans notre vie, on peut avoir la fâcheuse tendance à nous auto-flageller et à nous rabaisser.


3. Prendre ses responsabilités signifie être attentif aux moments et aux endroits où je ne prends pas mes responsabilités pour que je puisse éventuellement changer.


4. Prendre ses responsabilités signifie prendre en main cette petite voix qui tourne sans cesse en boucle dans notre tête et nous rends souvent complètement fous. Cette petite voix qui annonce le destin, le manque et les pertes.


5. Prendre ses responsabilités signifie être attentifs aux bénéfices qui nous maintiennent dans la même situation. Pourquoi choisir de perpétuer ce qu’on ne veut pas dans notre vie. Lorsque l’on comprend ces bénéfices, notre comportement aura plus de sens pour nous.

Exemple : Si on se sent horriblement mal dans notre corps et qu’on a vraiment envie de s’en sortir. Cessons d’abord de se considérer en victime et d’écouter la petite voix de la partie 4. De plus être une victime est très confortable, nous n’avons pas à faire face aux différents échecs qui peuvent survenir sur le chemin. Pas besoin de se challenger, de dépenser de l’énergie dans un nouveau mode de vie, on reste dans sa zone de confort.

Dès que nous sommes attentifs à ces bénéfices, nous avons 3 choix qui se présentent à nous. Le premier, continué à se sentir mal dans son corps et continuer à souffrir. Le deuxième, continué à se sentir mal dans son corps et trouver des raisons qui nous permettent tout de même d’apprécier la situation. La troisième est de choisir de changer d’hygiène de vie et ainsi d’avoir une vie plus satisfaisante.


6. Prendre ses responsabilités signifie comprendre ce qu’on veut dans notre vie et agir en ce sens. Définir ses objectifs, puis aller de l’avant et travailler en direction de ses objectifs.

Exemple : Passe ton corps au crible fin. Détermine à quoi devrait ressembler “un corps sain, dans un esprit sain”…puis, fais tout ce qui est en ton pouvoir pour que cela arrive.

La plupart d’entre nous, ne construisons pas notre vie, mais acceptons ce qui se présente de manière fortuite sur notre chemin…puis nous nous plaignons. On passe nos vies à attendre le moment parfait, le job parfait, l’homme ou la femme parfait,…etc. Mais nous n’avons pas à attendre que qui que ce soit nous donne les clés de notre vie. Nous avons toutes les ressources nécessaires pour créer tout ce dont nous avons besoin.


7. Prendre ses responsabilités signifie être attentif à la multitude de choix que tu as dans n’importe quelle situation donnée.

Chaque jour, à chaque moment, il est important que tu réalises que c’est toi, et toi seul qui peut choisir la manière dont tu veux te sentir.

C’est ton choix de te réveiller chaque matin et d’aller travailler, de t’engager dans tes activités ou de rester sous la couette et de repousser ton réveil à plus tard. C’est ton choix de mettre en place une routine matinale qui donnera le ton de ta journée ou de te laisser virevolter selon ton humeur comme une feuille d’automne au gré du vent. C’est ton choix de tenter de rééquilibrer ton alimentation ou de mettre dans ta bouche une nourriture dénaturé, traité et carencé.

On peut souvent choisir. Est-ce que tu vas faire de ta vie, une vie de plainte ou de joie? Vas-tu voir en chaque chose l’abondance ou la rareté? Vas-tu voir la maladie et les symptômes comme un signal de tes “meilleurs amis” ou comme une malédiction tombé du ciel?


Je pense qu’à partir de maintenant, tu vois que le choix t’appartiens. Tu peux te placer au-dessus de chaque situation, prendre du recul et de la hauteur pour chaque situation donnée. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faudrait se “laisser marcher sur les pieds” par qui que ce soit, au contraire ton autonomie et ta responsabilité sont là pour fixer les limites. Pour être franc, je n’arrive pas à prendre 100% de mes responsabilités tout le temps, mais j’y travaille, dès que j’en prends conscience, j’essaye de rectifier le tir.



Voici encore 6 exercices extrait du même livre qui vont t’aider à aller vers plus d’autonomie :


1. Fais la liste de tous les bénéfices qui te poussent à rester dans une situation dans différents aspect de ta vie. A quoi n’as-tu pas à faire face? Qu’est-ce que tu évites? Qu’est-ce que cela t’évites de faire? Quelle confort, en retires-tu? Quelle image as-tu de toi en continuant dans cette voie? Sois honnête avec toi-même, le plus possible. Lorsque tu es attentif à ce que tu fais, tu pourras automatiquement te défaire de tes comportements inconscients.


2. Fais attention à toutes les options qui se présentent à toi, tout au long de la journée. Lorsque que tu es confronté à une situation difficile, assieds-toi et écrit sur un cahier toutes les différentes façons dont tu peux agir et essaye de ressentir les choses. Ferme tes yeux et fais toi une image de toi content de la situation…puis triste par rapport à la situation…puis offusqué par rapport à la situation…puis amusé…puis grave…puis léger…et ainsi de suite. Tu vas commencer à constater comme il est facile de changer de point de vue (de sentiments). Tu es en contrôle.


3. Commence à remarquer ce que tu dis dans tes conversations lorsque tu es avec tes amis. Vois si cela implique beaucoup de protestations par rapport aux autres. Est-ce que tu cultives cela? Est-ce que cela te donne un sentiment de supériorité d’avoir un alibi pour te plaindre?


4. Dans un cahier, fais la liste des choix dont tu disposes qui peuvent actuellement changer des expériences désagréables en expériences positives.

La clé est de ne pas blâmer les autres parce que tu es exaspéré. Le but n’est pas de fermer les yeux sur le comportement des autres, mais simplement de ne pas permettre que  ce soit la source de notre agacement.

Dans toutes les situations, il y a au moins “dix mille façons” de changer son point de vue.


5. Commence à apprécier les cadeaux que tu as reçu des choses que tu as toujours considéré comme des “mauvaises” situations.


6. Le plus dur pour la fin! Essaye de voir si tu peux faire une semaine sans critiquer une seule personne et sans te plaindre de quoi que ce soit. Tu seras surpris de voir comme cela peut-être difficile. Tu seras aussi surpris du nombre de fois dont tu te plains et du nombre de fois que tu critiques.

En fait, lorsque tu arrêtes de parler de autres, c’est comme si tu n’avais plus rien à dire quand tu parles avec tes amis. Se plaindre est une habitude qui demande à être remplacé par quelque chose de plus positive.



7 façons de récupérer ton autonomie :


1. Evite de jeter le blâme sur des forces extérieures pour tes mauvais ressenti par rapport à la vie. Rien à l’extérieur de toi ne peut contrôler tes pensées ou tes actions.


2. Evite de t’auto-flageller parce que tu n’es pas au contrôle. Tu fais du mieux que tu peux, avec ce que tu as et tu es sur le chemin de ton autonomie.


3. Sois attentif au moment et à l”’endroit où tu joues le rôle de victime. Prend conscience des indices qui veulent te montrer que tu n’es pas responsable pour ce que tu es, ce que tu as, ce que tu fais ou ce que tu ressens.


4. Familiarise-toi avec ton plus gros ennemi (ta petite voix intérieur). Remplace-la par un ami intérieur bienveillant.


5. Identifies les avantages qui t’empêchent d’avancer, de sortir de ta zone de confort.


6. Détermine ce que tu veux dans la vie et agis. Arrête d’attendre que quelqu’un le fasse pour toi. Sinon, tu risques d’attendre longtemps.


7. Sois attentif à tous les choix que tu as (actions et sentiments) qui surgissent sur ton chemin. Choisis le chemin qui te fait grandir et t’apportes la paix envers toi-même et envers les autres. 



Amour et Gratitude

Biyémé   

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